Vivante et vivace ! Comment mieux qualifier l'édition numérique et la vie littéraire qui gravite autour ? Si quelques unes de ses figures ou de ses mouvements devaient être illustrés, un excellent exemple serait probablement Lann Stereden.
De l'auto-édition à une maison pure player
Voici la petite histoire pour expliquer pourquoi : Lann Stereden est un auteur qui s'est lancé dans l'auto-édition sur Amazon et qui a préalablement publié le roman SANG ISSUE et quelques nouvelles. Et son talent n'a pas échappé à la communauté de lecteurs sous Kindle ! De multiples commentaires très élogieux et encourageants nourrissaient la présentation du livre.
Aussi lorsque Lann Stereden nous a contacté pour effectuer un véritable travail éditorial sur son oeuvre et pour élargir sa diffusion, nous avons regardé de près les retours très riches des lecteurs. Nous faisons ici d'ailleurs un petit clin d'oeil à Agnès du blog Destination Passion qui avait fait la chronique de cet ebook, un avis de plus qui a compté pour nous.
En nous plongeant dans la lecture de ses nouvelles et de son polar, une évidence : voilà un écrivain qui sait raconter des histoires et tenir le lecteur en haleine !
Alors en quelques mots, voici un auteur passé par l'auto-édition, soutenu par de nombreux lecteurs et blogs littéraires qui travaille aujourd'hui avec un éditeur pure player pour explorer tout son potentiel... Aussi nous sommes fiers de vous présenter aujourd'hui Lann Stereden et son polar SANG ISSUE dans une seconde mouture qui nous l'espérons pourra rencontrer un public encore plus large et offrir de belles perspectives à son auteur...
Lann Stereden répond ici à quelques questions qui vous permettront d'apprécier son univers et son style.
Aussi lorsque Lann Stereden nous a contacté pour effectuer un véritable travail éditorial sur son oeuvre et pour élargir sa diffusion, nous avons regardé de près les retours très riches des lecteurs. Nous faisons ici d'ailleurs un petit clin d'oeil à Agnès du blog Destination Passion qui avait fait la chronique de cet ebook, un avis de plus qui a compté pour nous.
En nous plongeant dans la lecture de ses nouvelles et de son polar, une évidence : voilà un écrivain qui sait raconter des histoires et tenir le lecteur en haleine !
Alors en quelques mots, voici un auteur passé par l'auto-édition, soutenu par de nombreux lecteurs et blogs littéraires qui travaille aujourd'hui avec un éditeur pure player pour explorer tout son potentiel... Aussi nous sommes fiers de vous présenter aujourd'hui Lann Stereden et son polar SANG ISSUE dans une seconde mouture qui nous l'espérons pourra rencontrer un public encore plus large et offrir de belles perspectives à son auteur...
Lann Stereden répond ici à quelques questions qui vous permettront d'apprécier son univers et son style.
Entretien avec Lann Stereden
Avant de nous parler de vous en tant qu’auteur, pourriez-vous nous dire quel lecteur vous êtes, comment s’est construit votre rapport à la lecture ?
Du plus loin dont je me souvienne, j'ai toujours lu. Tout et rien. Je suis né à une époque où la télévision n'avait pas pénétré dans tous les foyers. Au primaire, comme au collège, quand j'arrivais dans une nouvelle classe, mon premier regard était pour l'armoire du fond — celle que l'instituteur appelait pompeusement la bibliothèque et dont j’explorais tous les rayonnages.
J'ai aussi le souvenir d'une grande malle laissée à l'abandon dans le grenier de la maison familiale par une connaissance de mes parents qui devait déménager et qui ne pouvait tout emporter. Elle était pleine de livres. De ces livres qui à l'époque nécessitaient un coupe-papier pour détacher chaque page. Il y avait de tout dans cette malle : des livres de mécanique, d'aventures, des romans à l'eau de rose et aussi quelques ouvrages plus sulfureux. C'est vrai que la lecture forme la jeunesse. Surtout quand des œuvres comme les Chansons de Bilitis ou la première traduction de l'Amant de Lady Chatterley lui tombent entre les mains.
Ceci dit, ma prédilection a toujours été pour le policier ou le roman d'espionnage. Parmi les auteurs de ma jeunesse — entre Georges Simenon, John Le Carré ou Gérard De Villier — Claude Rank est celui qui m'a le plus marqué. Question géopolitique des années 60 à 90, j'ai plus appris avec sa Force M qu'avec n'importe qui. Et de plus, j'ai toujours été admiratif de sa structure narrative... C'est celle que j'ai essayée plus ou moins de mettre en pratique dans Sang Issue.
Ceux qui ont déjà lu « Sang Issue » disent avoir été happés par l'histoire, qu'ils étaient tenus à chaque chapitre presque à la recherche d'une respiration... Pourriez-vous nous en dire un peu plus justement sur la manière dont vous avez construit le récit ?
Quand j’ai commencé ce livre, j'avais l’histoire en tête mais uniquement dans ses grandes lignes : celui d'un récit moderne et tragique. Mais il y avait une chose dont j'étais sûr : je voulais une histoire que moi-même j'aurais eu plaisir à lire, qui m'aurait tenu en haleine, avec un récit qui soit plausible de A à Z. Je n'aime pas les surhommes capables d'assommer quatre adversaires en même temps ou doués d'une sorte de pouvoir surnaturel.
Et même si cela peut paraître décousu, j’aime que dans un récit chacun commence à vivre son aventure dans son coin. D’où ces premiers chapitres sans liens entre eux. Les héros sont parfois à des années lumières les uns des autres alors que l’on sait qu’à un moment donné ils entreront en collision pour le meilleur ou pour le pire.
Ensuite, beaucoup d'épisodes se sont greffés en cours d'écriture. Mais en fait, ce n'est pas sous forme de livre que j'ai raisonné mais comme pour la construction d'un film. Si vous lisez ce roman, gardez cette idée en tête et vous comprendrez que presque chaque chapitre est construit comme une scène de cinéma.
Réalisme, chair et sang sont ensuite, à mes yeux, les aspects importants d’un récit policier. Par exemple, lorsque Loïc se retrouve prisonnier dans la vieille station service, des menottes dans le dos, il faut qu’on ait mal pour lui, que la sueur nous monte au front en suivant ses efforts pour se libérer... Et lorsque la massette s'abat su le crâne du vigile, croyez moi, vous entendrez distinctement ses os craquer en vous.
A contrario, les descriptions physiques de mes personnages sont succinctes tout comme celles de certains lieux. Alain, Loïc, Chaïma : j'ai leur visage devant mes yeux comme ils le seraient sur une photo. Mais c'est ma représentation et je ne veux pas l'imposer. J’aime considérer le lecteur comme un partenaire et laisser la place à son imaginaire.
Qu'avez-vous envie finalement de montrer à travers vos personnages et la manière dont ils vivent leurs aventures ?
La grande majorité d'entre nous passerons notre vie d'une façon très ordinaire : jeunesse, couple, mariage, enfants, boulot, famille, retraite et au revoir. Et c'est tant mieux. Mais d'autres, très rares, rencontreront un caillou qui les fera dévier de leur route. Ce caillou peut aussi bien les projeter au firmament de la gloire et de la richesse comme les envoyer au fossé. Ces destins qui basculent du mauvais côté sont ceux qui m'intéressent. Car il faut toujours garder à l'esprit que rien n'est acquis. La différence entre un criminel et nous est très ténue : la seconde où il est passé à l’acte. Il était nous avant cette seconde. Il ne le sera jamais plus après.
C'est une nouvelle version de Sang Issue qui parait aujourd'hui. Pour ceux qui vous connaissent déjà, pourriez-vous leur dire en quoi cette version a changé de votre point de vue d'auteur ?
Avant Neowood, j'ai publié Sang Issue à compte d'auteur sur Amazon. Cette version, en dehors des corrections ortho-typo, en diffère un peu. Disons qu’elle est beaucoup moins "hard" que la première. Sur le conseil de certaines lectrices, j’ai édulcoré plusieurs scènes de...cul. Et tans pis pour ceux que cela frustrera. Qu'ils se rassurent, il en reste quelques unes.
Vers la fin du récit, un long chapitre a aussi été modifié. Là, je l'avoue, je m'étais fait plaisir en décrivant par le menu un univers que j'ai bien connu. Le résultat était finalement indigeste. Ma femme avait été la première à me le dire et Neowood, me le faisant aussi remarquer, m'a convaincu. Ils avaient raison.
Du plus loin dont je me souvienne, j'ai toujours lu. Tout et rien. Je suis né à une époque où la télévision n'avait pas pénétré dans tous les foyers. Au primaire, comme au collège, quand j'arrivais dans une nouvelle classe, mon premier regard était pour l'armoire du fond — celle que l'instituteur appelait pompeusement la bibliothèque et dont j’explorais tous les rayonnages.
J'ai aussi le souvenir d'une grande malle laissée à l'abandon dans le grenier de la maison familiale par une connaissance de mes parents qui devait déménager et qui ne pouvait tout emporter. Elle était pleine de livres. De ces livres qui à l'époque nécessitaient un coupe-papier pour détacher chaque page. Il y avait de tout dans cette malle : des livres de mécanique, d'aventures, des romans à l'eau de rose et aussi quelques ouvrages plus sulfureux. C'est vrai que la lecture forme la jeunesse. Surtout quand des œuvres comme les Chansons de Bilitis ou la première traduction de l'Amant de Lady Chatterley lui tombent entre les mains.
Ceci dit, ma prédilection a toujours été pour le policier ou le roman d'espionnage. Parmi les auteurs de ma jeunesse — entre Georges Simenon, John Le Carré ou Gérard De Villier — Claude Rank est celui qui m'a le plus marqué. Question géopolitique des années 60 à 90, j'ai plus appris avec sa Force M qu'avec n'importe qui. Et de plus, j'ai toujours été admiratif de sa structure narrative... C'est celle que j'ai essayée plus ou moins de mettre en pratique dans Sang Issue.
Ceux qui ont déjà lu « Sang Issue » disent avoir été happés par l'histoire, qu'ils étaient tenus à chaque chapitre presque à la recherche d'une respiration... Pourriez-vous nous en dire un peu plus justement sur la manière dont vous avez construit le récit ?
Quand j’ai commencé ce livre, j'avais l’histoire en tête mais uniquement dans ses grandes lignes : celui d'un récit moderne et tragique. Mais il y avait une chose dont j'étais sûr : je voulais une histoire que moi-même j'aurais eu plaisir à lire, qui m'aurait tenu en haleine, avec un récit qui soit plausible de A à Z. Je n'aime pas les surhommes capables d'assommer quatre adversaires en même temps ou doués d'une sorte de pouvoir surnaturel.
Et même si cela peut paraître décousu, j’aime que dans un récit chacun commence à vivre son aventure dans son coin. D’où ces premiers chapitres sans liens entre eux. Les héros sont parfois à des années lumières les uns des autres alors que l’on sait qu’à un moment donné ils entreront en collision pour le meilleur ou pour le pire.
Ensuite, beaucoup d'épisodes se sont greffés en cours d'écriture. Mais en fait, ce n'est pas sous forme de livre que j'ai raisonné mais comme pour la construction d'un film. Si vous lisez ce roman, gardez cette idée en tête et vous comprendrez que presque chaque chapitre est construit comme une scène de cinéma.
Réalisme, chair et sang sont ensuite, à mes yeux, les aspects importants d’un récit policier. Par exemple, lorsque Loïc se retrouve prisonnier dans la vieille station service, des menottes dans le dos, il faut qu’on ait mal pour lui, que la sueur nous monte au front en suivant ses efforts pour se libérer... Et lorsque la massette s'abat su le crâne du vigile, croyez moi, vous entendrez distinctement ses os craquer en vous.
A contrario, les descriptions physiques de mes personnages sont succinctes tout comme celles de certains lieux. Alain, Loïc, Chaïma : j'ai leur visage devant mes yeux comme ils le seraient sur une photo. Mais c'est ma représentation et je ne veux pas l'imposer. J’aime considérer le lecteur comme un partenaire et laisser la place à son imaginaire.
Qu'avez-vous envie finalement de montrer à travers vos personnages et la manière dont ils vivent leurs aventures ?
La grande majorité d'entre nous passerons notre vie d'une façon très ordinaire : jeunesse, couple, mariage, enfants, boulot, famille, retraite et au revoir. Et c'est tant mieux. Mais d'autres, très rares, rencontreront un caillou qui les fera dévier de leur route. Ce caillou peut aussi bien les projeter au firmament de la gloire et de la richesse comme les envoyer au fossé. Ces destins qui basculent du mauvais côté sont ceux qui m'intéressent. Car il faut toujours garder à l'esprit que rien n'est acquis. La différence entre un criminel et nous est très ténue : la seconde où il est passé à l’acte. Il était nous avant cette seconde. Il ne le sera jamais plus après.
C'est une nouvelle version de Sang Issue qui parait aujourd'hui. Pour ceux qui vous connaissent déjà, pourriez-vous leur dire en quoi cette version a changé de votre point de vue d'auteur ?
Avant Neowood, j'ai publié Sang Issue à compte d'auteur sur Amazon. Cette version, en dehors des corrections ortho-typo, en diffère un peu. Disons qu’elle est beaucoup moins "hard" que la première. Sur le conseil de certaines lectrices, j’ai édulcoré plusieurs scènes de...cul. Et tans pis pour ceux que cela frustrera. Qu'ils se rassurent, il en reste quelques unes.
Vers la fin du récit, un long chapitre a aussi été modifié. Là, je l'avoue, je m'étais fait plaisir en décrivant par le menu un univers que j'ai bien connu. Le résultat était finalement indigeste. Ma femme avait été la première à me le dire et Neowood, me le faisant aussi remarquer, m'a convaincu. Ils avaient raison.
Découvrez ses oeuvres !
SANG ISSUE
Un polar de Lann Stereden
Disponible en livre numérique SANS DRM
Formats : ePub, PDF et Mobi pour Kindle
Prix : 4,99 euros ttc
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Formats : ePub, PDF et Mobi pour Kindle
Prix : 4,99 euros ttc
4 nouvelles dont 3 policières sont disponibles aussi à notre catalogue.
CAPOFAMIGLIA et MON CHER VOISIN sont gratuites jusqu'au dimanche 23 mars.
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